Depuis que je suis la tuberculose des média (Voir http://texticules.over-blog.fr/article-35178716.html ) je... Pardon ? Oui, la coqueluche, c'est ce que je voulais dire. Vous n'allez pas commencer à me chicaner pour un virus ! Un bacille …? Admettons. ...la coqueluche des média, je me la pète grave. Et pourquoi suis-je devenu la tuber la coqueluche des médias ? Parce que je suis le chef de file de la littérature potagère. Michel Onfray peut aller se rhabiller. D'abord, je faisais de la littérature potagère qu'il avait encore du lait dans les narines. Je suis né avec. Sauf qu'au lieu de littératurer, je gagnais ma vie. Comme biduliste. Je pourrais même dire « chef biduliste » mais çà la pète vraiment trop grave. « Chef de file », « Chef biduliste », on aura compris que je suis chef ou rien. Soit dit, avec mon épouse, çà ne marche pas : je ne suis pas chef, ou rien, mais chef de rien. Voilà. La chef, c'est elle. J'ai qu'à juste essayer, tiens !
Pour une femme, son mari est chef dehors, tant qu'il veut, mais dedans, c'est : « Nessuie la papatte ! Et plus vite que çà ! »
Quant à Michel Onfray, d'abord, je dois dire ceci : un type qui parle philo avec mon ami Périco Legasse, critique gastronomique, ne peut pas être nul. Voilà, c'est dit. Michel Onfray anime, en plus de ses occupations courantes bien sûr, l'Université populaire du goût à Argentan (tapez http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/).
Ce que j'apprécie, chez Onfray, c'est qu'il s'attaque à des sujets non seulement inépuisables, mais indispensables. Suivez-moi bien :
Qu'est-ce qui compte, dans la vie ? Les femmes, l'art culinaire, et la philosophie. Oui, c'est çà, dans l'ordre. Personnellement je lui fais grâce du premier sujet, les femmes, parce que s'il les comprend aussi bien que moi je les comprends, alors il vaut mieux qu'il se la ferme. En revanche, sur le reste... Il y a bien de quoi philosopher sur l'art culinaire et le goût des choses. Déjà, tiens, je soutiens qu'en cuisine, les choses doivent garder le goût de ce qu'elles sont. Bon mais çà, c'est un thème éculé. On peut aussi essayer celui-ci : « De l'influence de l'eau de pluie sur le goût des choses ».
Mais bien sûr, que c'est sérieux ! C'est ici la tuber la coqueluche des média qui vous parle en tant que chef de file de la littérature potagère !
Tenez, sur mon potager, il n'a pas plu depuis le 5 Juin dernier et nous sommes le 25 Août, le cachet de la poste faisant foi. (Heureusement, j'ai plus d'un tour dans mon sac). Et aujourd'hui, il vient enfin de tomber 2,5 mm. C'est à dire que vous mettez deux litres et demi d'eau dans l'arrosoir et vous répandez çà sur 1 m2. Ah vous n'allez pas fangouiller la boulbène, moi je vous le dis ! En presque trois mois ! Or tous les jardiniers sont unanimes : un arrosage à l'eau de pluie vaut six ou sept (ils ne sont pas d'accord sur le nombre exact) arrosages à l'eau de source (ne parlons même pas de celle du robinet). C'est à dire que l'arrosage à l'eau de source conserve les plantes en vie, et un peu plus mais guère, tandis qu'un seul arrosage à l'eau de pluie les fait doubler d'un coup.
Alors on peut bien s'imaginer que des légumes arrosés à l'eau de pluie auront un tout autre goût. Comment je l'explique ? Mais je ne l'explique pas justement. A moins d'étudier les mérites comparés de l'eau de pluie et de l'eau de source en laboratoire... J'imagine que l'eau de source est chargée de minéraux et pas l'eau de pluie, plus facilement assimilable par les plantes. Ou que l'eau de pluie est ionisée différemment que l'eau de source. Ou que c'est le taux d'humidité de l'air qui fait la différence. Allez savoir... Il y a bien de quoi philosopher. On peut aussi élargir la réflexion aux légumes trop arrosés, pas assez arrosés, arrosés à point, qui sûrement n'auront pas la même saveur. Comme quoi, entre trop et pas assez, c'est la notion de bon et de mauvais qui entre en scène, de bien et de mal. Un arrosage judicieux à l'eau de pluie, c'est la perfection du goût. Le bien, la morale, c'est ce qui nous convient. Le mal, l'immoralité, ce qui ne nous convient pas. Mais comme le bien varie avec les individus... Si mon voisin fait du maïs, il voudra beaucoup de pluie et si à côté je fais de la fraise, elle va pourrir. Alors ? Qu'est-ce qui est bien, qu'est-ce qui est mal ?
Vous voyez ? Et là j'effleure à peine et en vrac le sujet « De l'influence de l'eau de pluie sur le goût des choses »...
Sacré Onfray va ! Dommage qu'on ne soit pas voisins.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||