Au lecteur

Publié le par zorba

 


A l'intention des amis lecteurs qui viennent de plus en plus nombreux visiter mes pages (attention tout de même, je ne tiens pas à devenir homme-sandwich pour des pubs), j'ai d'abord le devoir sacré de donner des nouvelles de ma santé. Pour commencer. C'est en général la première chose que l'on fait lorsqu'on rencontre un ami. "Bonjour, çà va ? - çà va et toi, les urines sont claires ...? - Parfaitement, à part un petit souci d'hématocrites en surnombre..." (certains sont très informés sur leur état de santé). Voilà, c'est ce que l'on fait tous les jours à l'égard de ceux dont la santé nous est chère. Je pense aussi - mais là, çà n'engage que moi et il y faudrait une sacrée révolution des moeurs - que l'on devrait dans la foulée s'enquérir au jour le jour de la santé du compte bancaire de ses amis. Car après la santé physique, qu'est-ce qui est le plus important ? Le compte en banque bien sûr. Seulement, cela ne va pas de soi. On éprouve toujours une certaine gêne à cet égard. On pourrait tout aussi bien s'entendre répondre : "Kessapeutfout". De même d'ailleurs lorsqu'on demande des nouvelles de la santé ! Kessapeutfout.
Je vois tout de même une différence d'approche, dans cet échange d'urbanités : on peut dire à quelqu'un de mal foutu "Moi çà va très bien, et toi ?", on est sûr qu'il ne va pas nous demander de lui prêter de la santé qu'on aurait en trop. Tandis qu'avec la thune... Autre chose. Lorsque notre santé est florissante, on ne peut pas être plus en bonne santé qu'en bonne santé. On ne peut pas accumuler, mettre de côté, et encore moins investir en bourse, des économies de santé, bien que l'on évoque souvent le capital-santé. Tandis qu'avec la thune... Vous voyez le décalage ! Ceci pour dire que lorsqu'on a la santé, c'est bon, c'est largement satisfaisant, tandis que la thune, on n'en est jamais suffisamment gavé.
Et pourtant, la santé et la thune sont les deux piliers du ciel. Je veux dire : c'est comme la prunelle des yeux.  Car en bonne santé mais fauché comme une alopécie, çà peut à la longue vous pourrir la tête. Et comme la tête somatise tout, d'être fauché trop longtemps peut très vite vous emporter dans la tombe d'un cancer lié au stress. On croirait pas, comme çà... Les Ricains n'ont pas de ces pudeurs-là : "Je suis John Mac Intosh Junior, je pèse quarante milliasses de dollars. La santé çà va". Voilà, tout est dit, on peut passer aux affaires courantes.
Enfin bref, les modes et les coutumes, çà va çà vient n'est-ce pas.
J'en étais donc à donner des nouvelles de ma santé à mes lecteurs insatiables, manière de les rassurer : ils liront bien, demain, mon dernier texticule tout frais pondu. Voilà.
Et pourquoi, comment, suis-je en mesure de leur assurer leur petite lecture vespérale qui les aidera à trouver le sommeil ? Parce que justement, au courrier, je viens de recevoir du laboratoire d'analyses mon bilan hématologique. Comme quoi, tout me tombe à pic, il suffit que je joue au Loto si je trouve une minute.
Vous avez peut-être déjà vu un hémogramme Cell-dyn 3500R... A moins d'avoir fait des études d'infirmière, je me demande bien ce que le quidam peut y entraver, voire y trouver de réjouissant. Parce que moi, rien que de le voir, j'ai les flubes. Les transaminases en émoi. On dirait un listing splanchnologique affecté des chiffres les plus menaçants. Heureusement que les labos, conscients qu'ils pouvaient déclencher une crise cardiaque chez le lecteur fragile, ont pris soin d'assortir leurs colonnes d'une valeur de référence. C'est à dire que si la colonne de chiffres qui vous concerne, vous, se trouve entre le minimum et le maximum indiqué, vous êtes bon. Sinon... Sinon ben il faut prévoir de passer sur la planche à découper, et là... on se réveille, ou pas.
Donc, mesdames et messieurs, j'ai l'immense plaisir de vous rassurer, je suis tout neuf. Je dois avoir une faculté de récupération hors norme vu les carabistouilles qu'a traversées ma carcasse. (Il suffit de lire mes texticules, et encore, je n'ai pas tout dit !)
Un petit commentaire, tout de même, sur les chiffres. Quelques-uns, seulement. J'ai 4.640.000 hématies par mm3 de sang. Vous avez bien lu : plus de 4 millions. J'en reviens pas. Tout çà dans un petit mm3. Si l'on compte que je trimballe 5 litres de sang comme tout le monde, j'ai intérêt à ne pas me couper la carotide en me rasant, c'est tout de suite des milliards d'hématies que je laisserais sur le carreau ! Cà rigole pas.
Pour les lymphocites, je note que je suis tout près de la limite maxi. Cà doit vouloir dire que mis au contact d'un cancer, c'est le cancer qui meurt. Bien fait. Cà lui apprendra à venir se frotter à un natif du Scorpion ascendant Chacal.
Bien. Cette première mise au point assurée, passons à la seconde.
Vous ne trouverez jamais, mesdames et messieurs, dans mes texticules, l'expression d'une frustration. Pas le moindre appel au meurtre, pas une ébauche de connerie militante. Pourquoi ? Parce que je suis heureux. En tous temps, en tous lieux. Question de créatinine sans doute. Je trimballe ma besace de bonheur avec moi. Mais attention, je ne suis pas non plus le con béat, l'imbécile heureux, l'idiot du village qui tourne toute la journée autour de la fontaine. Je n'ai pas l'angélisme vicieux de la plupart. En réalité je suis un pessimiste joyeux : je sais très bien que tout finira mal, mais autant le vivre du mieux possible. Je ne vais pas me pourrir la bilirubine dès que quelque chose me contrarie, je ne vais pas non plus m'engager dans l'indignation vertueuse pour me faire de la pub. Occupons-nous de ce que nous pouvons changer, ici et maintenant, dans un rayon de 10 mètres, le reste, ma foi, sera toujours passible du probabilisme déterministe du monde.
C'est pourquoi vous ne sortirez jamais déprimé de la lecture d'un texticule. Pas même énervé, ni stressé. Je vais d'ailleurs proposer au Sénat que mes texticules soient remboursés par la sécurité sociale. 1 texticule = 1 boîte de cachets de Tronchalgan. Ou au choix, pour les amateurs de médecines naturelles, une séance de Yoga.
La preuve que çà marche : mon hématogramme.
Un coup de blues ? Hop, un texticule. Et si la douleur persiste, vous recopiez une phrase d'un texticule sur un petit bout de papier, vous le roulez en boule et vous l'avalez avec un verre d'eau. Ou d'Armagnac, çà décuple. C'est radical et gratuit. Je vais peut-être ouvrir une rubrique "Santé" moi tiens. Appelez-moi Docteur.

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Publié dans humour littérature

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F
Ben c'est une sorte d'espion qui nous permet de savoir quand tu publie un nouvel article.. suffit de laisser son email et paf, dès que tu gratouilles un texticules, on est au courant !<br /> (pour savoir qui est inscrit , va dans l'administration de blog, publier, newsletter).... !<br />  <br />  
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Z
<br /> <br /> Ah d'accord ! Alors si c"est un espion, je risquais pas de le voir. Je vais tenter d'exécuter la manoeuvre délicate que tu m'indiques... J'ai peur de tout faire péter ou de me retrouver dans le<br /> bush australien. A dieu vat.<br /> <br /> <br /> Au fait, j'ai introduit ta nouvelle expression dans texticules.<br /> <br /> <br /> <br />
F
OHHHH , que je suis contente que tu sois passé chez moi !<br /> et hop, me vl'a abonnée à ta news letter, te vla collé dans ma liste des gens que j'aime lire, j'ai même fait un truc que je fais jamais, j'ai sifflé mon époux pour qu'il lise ton texticule sur le Rugeux by !<br />  
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Z
<br /> <br /> Décidément, tout le monde me parle de ma news letter mais je ne l'ai jamais vue. C'est quoi ce késaco ?<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> <br /> <br /> Hello Zorba ;-)<br /> <br /> Après avoir "consulté" ton ... blog, c'est avec plaisir que je valide ton inscription dans la communauté " vos blogs, en parler ". Bienvenue! Dans l'attente de te lire rapidement, bien à toi. @ bientôt...<br />  <br /> Moä.
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Z
<br /> <br /> Très heureux de votre accueil. Comme je suis novice en informatique, il faut d'abord que je me familiarise avec les manipulations pour trouver oùquoicommentparoù poster. A bientôt<br /> <br /> <br /> Désolé, je n'arrive pas à poster sur "vos blogs en parler". Une petite marche à suivre... ? Pour un internaute novice...?<br /> <br /> <br /> <br />
C
Et non, pas encore, je n'ai pas encore tout lu, mais ça va venir, quand je découvre un nouveau blog, j'aime bien en faire le tour. :o)<br /> Par contre j'ai signé, oui ! (lol) je me suis inscrite à la newsletter, c'est que ça ne se rate pas des texticules.<br />
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Z
<br /> Ah bon ???? J'ai une newsletter, moi ? Comme je suis novice, je ne connais pas encore toutes les fonctionalités, et dans celles que je connais, j'ai du mal à retrouver mes arpions. Mais çà va<br /> venir... on y croit...motivé...<br /> <br /> <br />
C
Où c'est qu'on signe ?
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Z
<br /> Fichtre, Claire, mais vous les avez tous lus ma parole. Des commentaires à chaud sur chacun, c'est héroîïue. Des lecteurs comme vous m'assignent de continuer... bon, on va dire, deux trois<br /> texticules pas semaine, sinon je n'ai pas le temps de répondre aux commentaires, et un lecteur çà se respecte.<br /> PS : Pour signer? Mais vous avez déjà signé à deux mains.<br /> <br /> <br />