Traduction 2 - Le retour.
Depuis que je me suis emblogué à l'étourdie, les événements me dépassent. Surtout dernièrement : pour ceux qui n'auraient pas suivi l'affaire, vous pourrez lire ses prémisses dans "traduction", et surtout les commentaires qui l'accompagnent et qui font froid dans le dos. Moi je vous le dis, c'est flippant...
Donc, lorsque je vais pisser, j'ai la funeste impression de me sentir observé. Que quelqu'un me regarde. Un regard automatique. Ni critique, ni intéressé, ni même envieux. Froid. Glaçant. Juste un regard. Un regard de caméra derrière laquelle il n'y aurait personne. Parce que vraiment, je ne présente aucun intérêt.
Je savais que j'étais sous le regard de Dieu. Mais pas sous celui des traducteurs de Google, et qui sait quoi d'autre...
Alors disons-le tout net (pour le net, c'est la moindre des choses) : moi, je n'ai rien à cacher. Enfin pas que je sache et puis même... Même si j'ai fait des conneries, je les regrette, mais je suppose qu'il y a prescription, ou que çà se saurait suffisamment pour que je sois en taule. On peut même voir mon zizi - enfin j'aime autant pas - il n'a rien de spécialement spécial comme spécialité bon bref.
Seulement c'est un peu déstabilisant en soi, de se sentir observé. Juste parce qu'on ne s'y attend pas voyez. Cà change les perspectives. Alors, lorsque vous envisagerez, qui que vous soyez à m'observer, de me traduire par exemple en Peul, ou quelqu'autre invention dont je n'ai même pas idée, soyez gentil de me prévenir d'abord. Que je n'aille pas claquer d'un coup d'un foudroiement de la pinéale. Vous l'aurez sur la conscience, je vous préviens. Je ne vous demanderai pas de droit à l'image, je ne suis pas procédurier. Mais mettez-vous un peu à ma place. Je suis là, tranquille, à m'occuper de mon jardin - qui finalement n'est pas un super très grand jardin laissez tomber - et à texticuler deux trois bricoles pour amuser les copains, et soudain vous déboulassez dans ma vie de pépère pour me traduire dans tous les idiomes de la planète. Que si les gens m'écrivent, je suis infoutu de les comprendre ! Et de leur répondre, donc ! J'aurai bonne mine dites : qu'est-ce que c'est que ce sale type de Zorba qui se la pète, ne daigne même pas répondre à nos salutations empressées. Parce que je ne suis pas comme çà au naturel ! Il faut vraiment me les coincer dans le portail pour que je vire fumasse. Je suis poli moi monsieur, et ne me la joue pas plus que l'écureuil qui squatte dans mes dépendances. Farouche çà oui. Mais poli. Mais farouche.
Alors soyez sympas quoi merde. Ne me faites pas d'ennuis. Laissez-moi couler des jours paisibles bien mérités au terme d'une vie de labeur. Traduisez tant que vous voulez, mais prévenez les gens que je ne me sens pas d'attaque pour répondre, faire le beau et tout le toutim... Vous savez, je me contente de si peu. Un bon coup de rosé bien frais et quelques anchois olives, une tartine de Nutella pour le fun et puis c'est marre... Putain qu'est-ce que j'ai fait de m'embringuer là-dedans...