Politique

Publié le par zorba

 

 


Aujourd'hui nous allons parler politique parce que c'est le sujet qui fâche systématiquement.

Je m'intéresse d'autant à la politique que la politique s'intéresse à moi, mais je ne joue dans aucune équipe. Dans une équipe on peut être entraîneur, soigneur ou même supporter, moi je suis le coupeur de citrons. Et j'en donne à qui a soif.

A tout prendre j'aimerais que la politique ne s'intéressât pas à ma menue personne mais c'est comme l'argent, ils régentent tout, impossible d'y échapper. Droite, gauche, au milieu, à côté, dessus ou dessous, je ne veux point changer le monde. Non pas que le monde aille bien mais je ne suis pas docteur. Ni économiste distingué. Ni politicien. Ni même travailleur-travailleuses. Ni même patron, ou alors dans une autre vie. Bref je ne dispose d'aucun titre m'autorisant à changer le monde. Et partant, je suis obligé d'admirer ceux qui s'en reconnaissent la capacité mais je les soupçonne en même temps de visées pas claires. D'ailleurs le thème de colloque qui me fait le plus gondoler est : « Un autre monde est-il possible ? ».

Je ne tiens absolument pas à faire le bonheur des gens malgré eux, j'ai suffisamment d'occupation à maintenir le mien. Et à aider autrui dans « ma surface de réparation », terme footballistique parfaitement adapté à la capacité de chacun pourvu qu'il ne soit pas saisi de l'ivresse des cimes qui caractérise nos « grandes consciences ». Tiens, celles justement qui posent le genre de question rigolote ci-dessus.

Je trouve alors, très bêtement, que lorsqu'on a reçu quelque chose – fortune, santé affaires, éducation – on doit s'attacher à le rendre. Chacun à son niveau. C'est la première règle de ma politique personnelle et portative, qui me semble-t-il devrait transcender tous les clivages et tempérer tous les engagements. Et peut-être pacifier le monde mais çà...

Pour le reste, je résumerais ainsi la dichotomie du monde politique :

Gauche : comment répartir les richesses? ( Eventuellement, comment les prendre à ceux qui en ont).

Droite : comment produire les richesses ? (Eventuellement, comment les accaparer).

Je suis d'avis que préalablement à toute distribution, il faut déjà produire, sinon on distribuera moins que des miettes. Comme d'autre part nous ne sommes pas seuls au monde à produire des richesses, bienheureux habitants d'une île hexagonale, il convient de réaliser qu'il existe une tension permanente sur la production de richesses qui s'appelle « concurrence ». C'est même contre quoi j'ai eu à m'escrimer tout au long de ma vie active et l'eussé-je oublié trente petites secondes, j'en eusse été carbonisé. En affaire, tout le monde il est beau, sans doute, mais tout le monde il est pas gentil-gentil, il pense à son casse-croûte. Et là, faut-il le dire, nous ne sommes pas plus évolués que le carnassier qui défend son steack. C'est à dire que dans le domaine de la production des richesses, préalable incontournable à toute répartition, mieux vaut ne pas s'endormir sur ses lauriers contrairement à ce que certains peuvent imaginer. Mais bon, n'étant pas là pour donner des conseils, chacun fait ce qu'il veut, j'ajouterai seulement que là où commence la finance s'arrête la morale et ceci concerne tout être humain : faites gagner le gros lot des supercagnottes à un champion de la répartition des richesses vous allez voir comment vite fait il va vous interpréter sa nouvelle musique, en planquant sa thune dans un paradis fiscal si vous faites mine de lui taxer 74% de ses gains.

Voilà où nous en sommes. La justice là-dedans ? La justice, c'est ce qui vous donne raison. Un point c'est tout. Essayez vous verrez : si la justice vous donne tort, c'est qu'elle est injuste, c'est un signe qui ne trompe pas. C'est bien pourquoi je dis que, hors de toute considération justicialiste, après appel et cassation, celui qui a reçu doit rendre, mais rien ne peut l'y contraindre si ce n'est sa propre conscience. Et pour l'y aider, je lui dirais simplement ceci : « Si tu as fait fortune, c'est parce qu'il y avait des hommes ».

J'aime lire des histoires de réussite sociale. C'est comme lire une biographie, un exemple pour l'édification des foules. J'ai même la plus grande admiration pour ces capitaines d'industrie sans qui le monde n'avancerait pas, continuerait de tirer de l'eau à la poulie. Mais au capitaine d'industrie doit succéder l'humain. S'il veut seulement consacrer son superflu et l'évident talent dont il a su faire preuve pour faire de la thune, à aider l'homme, il est capable d'accomplir des merveilles. Juste en agissant, puisqu'il est homme d'action.

Le reste, je n'y crois pas. Je veux dire que je n'ai jamais cru à l'humanitaire spectacle, mais pas non plus à la contrainte politique ou de classe. Il y a toujours moyen de s'y soustraire.

Alors ce qu'il faut faire ? D'abord chacun fait ce qu'il veut, je n'ai aucune recette pour persuader. La seule chose d'assurée c'est qu'on récolte ce qu'on a semé. Qui sème la zizanie, récoltera la cuscute. Et au marché de la répartition des richesses, lorsqu'il n'y a plus que de la cuscute en caisse, hé bien on est payé en cuscute. Ou alors on emprunte, mais çà ne dure qu'un temps, car les prêteurs n'acceptent pas la cuscute. Salauds de prêteurs.

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Publié dans humour littérature

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R
Il en est des blogs  , comme des journaux intimes  , quand ils ont rempli leur fonction  libératrice  , ils  sont laissés   à l'abandon  comme  les papillons abandonnent  leur  nymphe . Heureusement  qu'il existe des  collectionneurs de  plumes , de cailloux et de  mues  qui  conservent précieusement   ces  restes  d'une  autre vie dans leurs cabinets  de curiosités ...Je collecte  moi aussi . Cependant  , les Zorba et les minnie , je les invite  à venir chez moi   placer sur  mes étagères  leurs  sulfures de mots  , leurs images   qu'eux seuls rendent  belles  , et accepter l'apprivoisement  amical .
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M
Ça me fait de la peine de voir le blog de Zorba presque désert… je me dis que ça ressemble à la chute des empires : un jour dans des villes prospères il y a la foule qui se bouscule, puis petit à petit les gens partent, vont ailleurs, trouves d’autres sages, érigent de nouvelles stèles et la ville prospère de jadis devient ruine et désert…Des siècles plus tard vous avez une autre foule qui s’y précipite pour rêver à  la gloire du passé, et la ville jadis déserte redevient prospère, mais différemment : des vendeur de kebab et de coca s’y installent, ainsi que des commerces de souvenirs kitchs vendu par des gens avides et qui se soucient peu de la gloire du passé. Ce que je me pose alors comme  question, c’est les blogs qui sont délaissé, - pas spécialement celui de Zorba- mais tous les  autres que leur auteurs décident d’abandonner, comme les villes prospères de jadis, qu’adviennent ils ? Sont-ils squattés par les SDF comme les immeubles vides ? Sont-ils quand même visités des années après par des internautes touristes ou tout simplement disparaissent ils à jamais dans le néant de l’oubli  sans laisser de trace ? Je ne sais pas
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R
Je crois , minnie ,  qu'il va falloir  lancer un Zorbathon  pour  lui offrir  connection et ordi  en état de marche  ...si ça continue !
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M
Vingt jours. Vingt longs jours, et vingt très longues nuits que zorba n’est plus là. J’ai tout essayé : faire la danse de la Pluit – qu’on nommera ici la danse pour le  retour- sortir de mon silence admiratif – face à la disparition de l’être tant admiré le motif du « silence admirateur » disparaît – j’ai espéré, supplié, me suis connecté le soir… tout je vous dis, j’ai tout fait et ça ne marche pas.<br /> J’ai donc compris que les force maléfiques de la technique diabolique se sont acharnés contre lui, et qu’il n’arrive pas à les vaincre (un ordinateur capricieux est aussi fatale qu’une femme capricieuse). Je me rends compte alors de l’impuissance du sage face aux forces de la nature ou de la technologie. Mais est ce que cela voudra dire que l’homme moderne a remplacé la nature par la technologie ? est ce que l’Homme qui dans le temps –enfin il n’y a pas si longtemps que ça- a dompté les fauves, apprivoisé la nature, bâti les ponts  peut se trouver dans un tel état de désarrois face à cette force mystérieuse et obscure qu’est internet ? Ma grand-mère comprenait  le pourquoi du comment de ce qu’elle utilisait : la lumière qui émane de la lampe à  pétrole vient de la combustion de la mèche trempée dans le pétrole, elle voulait cuire sont poulet ? Elle le mettait dans un four où il y avait du charbon qui chauffait le plat et faisait cuire le poulet. Elle n’a jamais compris d’ailleurs le four à micro onde et donc a décidé de ne jamais l’utiliser. Comment pourrai je alors  lui expliquer que je puisse me sentir virtuellement qu’un homme que je ne connais pas, et qui pour écrire tape sur un clavier, appuie sur un bouton et la terre entière si elle le veut peut lire ce qu’il a écrit – elle qui n’a connu que les lettre qu’elle parfumait discrètement- ? <br /> Mais hélas, nous voila frustré par la malice de la technique et le technologique, à croire que les machines ont une âme et décident parfois de leurs sort, nous avons maitrisé le monde, et nous n’arrivons pas à maitriser des petites boites en plastique avec des écrans en verre dans nos maison… triste constatation…
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C
Moi je dis qu'il est débordé le Zorba. Il ne sait plus où donner de la tête. Voilà ce que c'est de faire cinquante mille choses en même temps... après on n'arrive plus à fournir ces lecteurs de texticules. C'est que c'est exigeant et vorace ces bêtes là.
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