Steph (suite)
Le texticule intitulé "Stef" a suscité un commencement de débat sur l'incinération des défunts. Ce n'était pas son but évidemment, mais le sujet paraît brûlant (sans jeu de mots malvenu).
Disons tout de suite que je n'écris pas des texticules pour donner à penser, mais pour distraire, aussi bien mes lecteurs que moi-même. Encore moins les concoté-je pour donner des leçons : j'ai en horreur les moralistes et "la vraie morale se moque de la morale", j'ai oublié qui a écrit cela.
N'oublions pas surtout, et c'est la destination première du présent texticulet, que d'aucuns n'ont pas les moyens financiers de s'offrir ou d'offrir à leurs défunts un caveau. C'est aussi bête et terre-à-terre que cela, et que l'incinération leur offre un moyen décent de leur manifester leur attachement. Et lorsqu'on est démuni, songeons aussi que l'incinération elle-même coûte cher. De nos jours, tout coûte cher, c'est le miracle du progrès. Et comme il vaut mieux consacrer ses ressources à nourrir les vivants qu'à honorer les morts, l'incinération elle-même est déjà une charge inassumable pour certains. Ceci est un fait. Pas un morceau d'angélisme.
Par conséquent, j'ai pour ma part eu à comprendre le manque que pouvait éprouver mon ami à l'idée de ne pas localiser son père défunt, c'est juste une anecdote qui me permet de parler de lui, pas un jugement de valeur. Chacun doit agir selon ses possibilités (qui parfois commandent) et ses idées, tout est respectable en l'espèce. Le plus grand danger - et la plus grande honte pour moi - serait de vouloir imposer ses vues à autrui, et mon lecteur ne trouvera pas de cela chez moi. Ou alors, qu'il me prévienne tout de suite que je suis en train d'attraper la grosse tête...!